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Bo Weavil

Bo Weavil

Cet enfant de la balle, élevé au blues noir, au folk et aux musiques africaines, a aligné plus de 1 500 concerts, en Europe et de l’autre côté de l’océan, en one- man-band, en duo, en groupe.

Malgré son âge, ses états de service sont déjà ceux d’un vétéran. Mr. Bo Weavil ouvre pour Ben Harper à l’Olympia, pour Betty Lavette à La Cigale et pour Sharon Jones & The Dap-Kings, aux Eurockéennes, ou pour Robert Plant à Cognac Blues Passion. On l’a vu au Canada briller sur la scène du festival de Mont-Tremblant, et faire grosse impression sur Beale Street, lors de l’International Blues Challenge de Memphis. Mr. Bo Weavil est douché de distinctions, Trophées France Blues (meilleur album 2001, meilleur artiste européen 2004) ou Prix Cognac Blues Passion en 2011. ‘Big Road Blues’, un titre du troisième album (Mo’Diggin’), a été retenu par Ben Harper pour sa compilation des meilleurs blues chez EMI.

On n’en finirait pas d’inventorier ses rosettes. Guitare amplifiée, harmonica, stomp-box, Bo Weavil rompt avec l’ordinaire de la confrérie, question d’expérience et de personnalité. C’est un voyageur. Le blues est toujours le larsen d’une existence, et le sien réfracte tous ses voyages, depuis les irrigations médulaires de son enfance, blues, folk américain et africain, à ses suppléments d’homme, la soul et le hip-hop. Ces références n’ont qu’une valeur indicative.

Bo Weavil n’est pas un contreplaqué d’époques ni un contreplaqué de géographies, mais une substance chromatique intègre qui se définit par défaut, une patine complexe et profonde, ce tadelakt rustique dont il émerge par phosphorescence. On peut tout lui contester sauf le sol. Sa musique vient d’en bas, quelles qu’en soient les nuances. Sa voix élastique et charnue, cette guitare noire aux cordes graves percutantes, ces syncopes d’harmonica nouent l’arc-en-ciel de son baluchon. Auteur, compositeur, multiinstrumentiste, producteur, arrangeur, Bo Weavil est un vol long-courrier à lui tout seul. La première classe.